Qualité de vie à un an des patients traités par cabotegravir/rilpivirine injectable

Catégorie de l'abstract : Antirétroviraux, Thérapeutique VIH/VHB/VHC

Abstract déposé le 14/10/2023 15:57:53 par : DOS SANTOS Maëva

Auteurs: DOS SANTOS Maëva (CISIH Hôpital Sainte-Marguerite, APHM), IVANOVA Alena (CISIH Hôpital Sainte-Marguerite, APHM), BENKOUITEN Samir (CISIH Hôpital Sainte-Marguerite, APHM), LAROCHE Hélène (CISIH Hôpital Sainte-Marguerite, APHM), OBRY Véronique (CISIH Hôpital Sainte-Marguerite, APHM), ZAEGEL-FAUCHER Olivia (CISIH Hôpital Sainte-Marguerite, APHM), BREGIGEON-RONOT Sylvie (CISIH Hôpital Sainte-Marguerite, APHM),

INTRODUCTION / OBJECTIFS

Le traitement antirétroviral (ARV) injectable à longue durée d'action par CABOTEGRAVIR et RILPIVIRINE (CAB/RPV), est une avancée significative qui promet d’améliorer l’adhésion à la thérapie ARV ainsi que la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). L’objectif principal de l’étude est d’explorer la qualité vie des PVVIH qui bénéficient de ce traitement depuis 1 an, à l’aide d’un questionnaire administré lors du programme d’éducation thérapeutique (ETP).

MATÉRIELS ET MÉTHODES

La bithérapie injectable retard CAB/RPV a été initiée dans le service le 26/01/2022. Un questionnaire comprenant 16 items a été complété à 1an de la première injection . L’analyse a été gelée au 30/09/2023. Le traitement de ces données a fait l’objet d’une validation par le comité d’éthique CSE de l’APHM.

RÉSULTATS

Sur la période de l’étude, 110 patients éligibles ont accepté de switcher vers une bithérapie injectable et parmi eux 57 ont répondu au questionnaire, après la 8ème injection. Au total, 16/110 (14.5%) ont arrêté le traitement injectable durant la 1ère année, dont 56% (n=9/16) pour effets indésirables, en moyenne après 1.5 injections. La moyenne d'âge était de 44.7 ans et 19% étaient des femmes. La majorité des participants (84%) avaient un taux de CD4 > 500 /mm3 et tous avaient une charge virale indétectable. Le principal motif de passage aux ARV injectable était de ne plus prendre de comprimé quotidiennement. 54% des participants rapportent un effet indésirable, le plus fréquent étant la douleur aux points d’injection (51%), évaluée comme absente ou faible pour 57% (n=27), et considérée comme acceptable pour 88% (n=44/57) ; 68 % (n=39/57) n’ont pas pris d’antalgique. Au total, 21 (37.5%) des participants ont décidé de poursuivre les injections en ville. La qualité de vie était perçue comme bonne pour 88% des participants (n=50/57). L’impact du traitement injectable sur la qualité de vie était évalué comme bon: pour 93% des patients concernant le mode d’administration, 91% concernant le rythme, 91% concernant la distance avec la maladie et 99% concernant le maintien des activités. Un seul d’entre eux déclarait vouloir reprendre sa dernière ligne ARV par comprimé, au motif d’indisponibilité du traitement lors de voyages à l’étranger.

CONCLUSIONS

Notre étude en vie réelle fournit des données originales démontrant la très bonne satisfaction globale à 1 an de la bithérapie CAB/RPV malgré des douleurs aux points d’injection chez plus de la moitié des participants.