Facteurs associés au non recours au TPE chez les HSH naïfs de PrEP de l'étude ANRS-PREVENIR

Catégorie de l'abstract : Antirétroviraux, Thérapeutique VIH/VHB/VHC

Abstract déposé le 11/10/2023 15:38:21 par : JONES Juan

Auteurs: JONES Juan (1 AIDES, Pantin, France. 2 Coalition PLUS, Community-based Research Laboratory, Pantin, France. ), AHOUAH Mathieu (1AIDES, Pantin, France. 2Coalition PLUS, Community-based Research Laboratory, Pantin, France. ), SAGAON-TEYSSIER Luis (Aix Marseille Univ, Inserm, IRD, SESSTIM, Sciences Economiques & Sociales de la Santé & Traitement de l’Information Médicale, ISSPAM, Marseille, France.), SOW Abdourahmane (Aix Marseille Univ, Inserm, IRD, SESSTIM, Sciences Economiques & Sociales de la Santé & Traitement de l’Information Médicale, ISSPAM, Marseille, France.), MORA Marion (Aix Marseille Univ, Inserm, IRD, SESSTIM, Sciences Economiques & Sociales de la Santé & Traitement de l’Information Médicale, ISSPAM, Marseille, France. ), ASSOUMOU Lambert (Sorbonne Université, INSERM, Institut Pierre Louis d'Epidémiologie et de Santé Publique, Paris, France.), ROJAS CASTRO Daniela (Coalition PLUS, Community-based Research Laboratory, Pantin, France.), GHOSN Jade (Sorbonne Université, INSERM, Institut Pierre Louis d'Epidémiologie et de Santé Publique, Paris, France.), COSTAGLIOLA Dominique (Sorbonne Université, INSERM, Institut Pierre Louis d'Epidémiologie et de Santé Publique, Paris, France.), MOLINA Jean-Michel (Université de Paris Cité, Paris, France; Département de Maladies Infectieuses et Laboratoires de Virologie et de Pharmacologie, Hôpitaux Saint-Louis, Lariboisière, Assistance Publique Hôpitaux de Paris, Paris, France; INSERM UMR 944, Paris, France. ), PROTIERE Christel (Aix Marseille Univ, Inserm, IRD, SESSTIM, Sciences Economiques & Sociales de la Santé & Traitement de l’Information Médicale, ISSPAM, Marseille, France.), SPIRE Bruno (Aix Marseille Univ, Inserm, IRD, SESSTIM, Sciences Economiques & Sociales de la Santé & Traitement de l’Information Médicale, ISSPAM, Marseille, France.), MICHELS David (1 AIDES, Pantin, France. 2 Coalition PLUS, Community-based Research Laboratory, Pantin, France. ),

INTRODUCTION / OBJECTIFS

Le recours au traitement post-exposition (TPE) reste faible parmi les populations exposées au VIH, telles que les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Dans ce contexte, le présent travail se propose d’identifier les facteurs associés au non recours au TPE afin de lever les barrières à son utilisation. La cohorte ANRS-PREVENIR, qui vise à réduire le nombre de transmission du VIH en offrant une prophylaxie pré-exposition (PrEP) en continu et à la demande en Ile-de-France, nous a donné l’opportunité de répondre à cet objectif.

MATÉRIELS ET MÉTHODES

L’étude ANRS-Prévenir en cours en Ile-de-France a recruté des participants entre 2017 et 2021. Un questionnaire auto-administré en ligne collecte les caractéristiques des participants, ainsi que des données socio-comportementales et psychosociales. Cette analyse transversale utilise les données collectées à l’inclusion auprès de HSH ne prenant pas la PrEP (naïfs de PrEP) et connaissant l’existence du TPE. Elle s’intéresse au recours au TPE dans les 12 mois précédant l’inclusion dans Prévenir selon 2 catégories : le non recours au TPE malgré la perception d’un besoin potentiel (i.e exposition au VIH) (=1) et le recours au TPE (=0). Une régression logistique multivariée a été menée pour estimer les facteurs associés au non recours au TPE.

RÉSULTATS

Parmi les 3056 participants à l'étude, 632 (20,7%) n’avaient jamais pris de PrEP et connaissaient l’existence du TPE. Malgré la perception d’un besoin potentiel (i.e exposition au VIH) dans les 12 mois précédant l’inclusion, 424 (67,1%) n'ont pas eu recours au TPE. Le modèle multivarié a montré que les participants qui estimaient prendre des risques dans leur sexualité (OR: 2.13, 95% IC [1.44-3.16]), ceux qui connaissent le statut sérologique de leur dernier partenaire sexuel (1. 87, [1.29- 2.73]) et ceux qui avaient un niveau élevé de consommation d'alcool (1.89, [1.28-2.79]) étaient plus susceptibles de ne pas recourir au TPE. En revanche, la probabilité de ne pas recourir au TPE était moins élevée avec le nombre de tests VIH effectués dans les 12 mois précédant l’inclusion (0,61, [0,53-0,69]).

CONCLUSIONS

Cette étude démontre un faible recours au TPE malgré une exposition au risque de VIH parmi les HSH naïfs de PrEP à l’inclusion et connaissant le TPE. Des programmes de prévention sur le VIH promouvant le TPE, le dépistage répété du VIH et l'intégration de services de réduction des risques liés à l'alcool pourraient accroître son recours.