Assistance ou autonomie des patients avec un traitement injectable

Catégorie de l'abstract : Antirétroviraux, Thérapeutique VIH/VHB/VHC

Abstract déposé le 16/10/2023 08:24:09 par : DURACINSKY Martin

Auteurs: ROUCOUX Guillaume (Patient-Reported Outcomes Research (PROQOL), Unité de Recherche Clinique en Economie de la Santé (URC-ECO), Hôpital Hôtel-Dieu, AP-HP, Paris, France, ECEVE, UMR-S 1123, Université Paris Cité, Inserm, Paris, France), ROUSSET-TORRENTE Olivia (Patient-Reported Outcomes Research (PROQOL), Unité de Recherche Clinique en Economie de la Santé (URC-ECO), Hôpital Hôtel-Dieu, AP-HP, Paris, France, ECEVE, UMR-S 1123, Université Paris Cité, Inserm, Paris, France), ALLAVENA Clotilde (Service de maladies infectieuses, Inserm EA 1413, CHU Nantes, Nantes, France), HOCQUELOUX Laurent (Département des maladies infectieuses, CHU Orléans, Orléans, France), PALACIOS Christia (Département des maladies infectieuses et tropicales, Hôpital Tenon, AP-HP, Paris, France), ZUCMAN David (Département de médecine interne, Hôpital Foch, Suresnes, France), CHASSANY Olivier (Patient-Reported Outcomes Research (PROQOL), Unité de Recherche Clinique en Economie de la Santé (URC-ECO), Hôpital Hôtel-Dieu, AP-HP, Paris, France, ECEVE, UMR-S 1123, Université Paris Cité, Inserm, Paris, France), DURACINSKY Martin (Patient-Reported Outcomes Research (PROQOL), Unité de Recherche Clinique en Economie de la Santé (URC-ECO), Hôpital Hôtel-Dieu, AP-HP, Paris, France, ECEVE, UMR-S 1123, Université Paris Cité, Inserm, Paris, France; Hôpital Bicêtre, AP-HP),

INTRODUCTION / OBJECTIFS

Les antirétroviraux injectables à action prolongée (AIAP) sont disponibles en France depuis décembre 2021. Les trois premières injections se font obligatoirement à l’hôpital. L’objectif de ce poster est de décrire les principes d’administration des AIAP en France.

MATÉRIELS ET MÉTHODES

Étude qualitative utilisant une Approche Générale Inductive, avec des entretiens semi-directifs. L’inclusion dépendait de critères permettant un échantillonnage varié. Les participants ont été recrutés via des médecins hospitaliers spécialistes du VIH. Les données ont été collectées jusqu’à saturation. Les entretiens ont été retranscrits puis codés dans NVivo. L’analyse est thématique inductive. Le poster suit les recommandations COREQ.

RÉSULTATS

Vingt-quatre personnes vivant avec le VIH ont participé à l’étude. La majorité étaient des hommes, nés en France, résidant en province, célibataires, sans enfant, salariés, avec un âge médian de 53 ans (de 23 à 77). En médiane les participants connaissaient leur infection VIH depuis 13 ans (de 2 à 34) et était sous AIAP depuis 7 mois (de 2 à 24). Dix-sept poursuivaient les AIAP au moment de l’entretien. Trois thèmes ont été identifiés : 1) Assistance : les infirmières hospitalières (IDEH) ont continué à commander, administrer les AIAP, et à organiser les rendez-vous des patients. L’assistance a limité les problèmes d’organisation. 2) Autonomie : les patients ont commandé, récupéré les AIAP dans leur pharmacie habituelle, l’ont conservé à domicile (rilpivirine au réfrigérateur) ou l’ont récupéré juste avant les injections, ont trouvé un infirmier de ville (IDEV), pris les rendez-vous au cabinet ou à domicile, et ont apporté aux pharmaciens et IDEV des informations sur les AIAP. L’autonomie reproduit les principales habitudes du traitement oral. 3) Assistance pour atteindre l’autonomie : les IDEH ont éduqué les patients et formé les IDEV aux AIAP, ont donné aux patients de la documentation ou les coordonnées d’IDEV, et ont exceptionnellement administré les AIAP en cas de rendez-vous manqué en ville.

CONCLUSIONS

L’autonomie des patients est centrale dans l’administration des AIAP, à l’instar des traitements oraux antérieurs. Les spécialistes du VIH ont facilité l'administration des AIAP en aidant totalement ou partiellement les patients à rester autonomes. Les infirmières de l'hôpital ont joué un rôle clé dans ce processus. La plupart des patients étaient satisfaits du modèle d'organisation recommandé par leur hôpital.